Elle passe
Pigmentée de malice
L’air de rien
L’air de tout
Tous les gros porcs,
Les crapauds humains, les charcutiers décérébrés
Bandent, fantasment, espèrent
Débilité majoritaire
La braguette est ouverte
Mais pas pour le voyage
Connards à costards
Au sourire de Ricard
Eux qui s’emmerdent
Comme bonne colique
Le ventre luisant
d’un faux gâteau de Noël
Elle est pour moi les gars
Sachez que je fraîche
Que la jeunesse n’a pas d’âge
Que la jeunesse est plus forte que le temps
J’ai des ailes
Je suis léger
Je laisse les cimetières en route
J’ai pas les jambes de glaise
J’ai l’âme libre
Je n’crains pas l’idéal, la lumière
Elle repasse
Le jeu va éclabousser nos visages
Nos ventres rieurs calabouc, ostrapel !

CRé non !

! ! ! Les faux nourrissent le néant
qu’ils s’excrémentent
en paires d’ouilles groupales ! ! !
juments, bouriques
votre farfouillat entre patte
flop levrette
vos petits rires idiots
marchandes de rillettes
dans les campagnes sautantes
caquetant des mots doux en patois
en vous ils cracheront leur joie
ils boiront, se battront
ou ce qui vous plaira
pour votre quincaillerie
à trois sous
DES SOIRS DE GICLE
LES GROSSES EPONGES
QUITTENT LE TROQUET
AUX BRAS DE MORUES D’OCCASIONS
PRETENT A MOLLIR LEUR PEDONCULE
Puis s’en vont à la disco
Rouler les rillettes
Planète techno

Guillaume Vivier, France

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